jeudi 24 janvier 2019

India’s lost opportunities

10 years ago, India was seen as an emerging power, and China's main rival. China - the second richest economy on earth knows strong economic development and is now closer to the US while India has been relegated to the 7th rank behind France.

China has created powerful companies like Huawei and BYD. Ten years ago, India exported pharmaceutical products, subcompact cars and gasoil. However, India hasn’t managed to keep up with the Chinese corporations and didn't create major industrial groups.

This isn't just about economy: India's education really seems incompetent. Large numbers of Indian children have no access to education and when they do, it is often of lower quality. Teachers aren't trained and cut class half of the year. In class 5, one in two children can't read a class 2 text. This partly accounts for India's slower development and many wonder how a country with such disappointing standards of education could hope to become super powerful?



L'Inde à la traine de la Chine

Il y a 10 ans, l'Inde était considérée comme une puissance émergente et le principal rival de la Chine.

La Chine connait encore une forte croissance économique, c'est le deuxième pays le plus riche sur terre et elle est maintenant plus proche des USA que de l’Inde. Cette dernière est reléguée à la 7ème place, derrière la France.

La Chine a créé des entreprises puissantes tels que Huawei et BYD. Il y a 10 ans, l'inde était aussi un exportateur de médicaments, de voitures et de pétrole raffiné, mais l'Inde n’a pas su rester à la hauteur. Elle n'a pas créé de géants industriels et s’est laissée distancer.

Mais ce n'est pas simplement une question d'économie : l'éducation indienne est vraiment incompétente. Une partie des enfants indiens n'a pas accès à l'éducation. Et quand c’est le cas, elle est souvent de mauvaise qualité. Les enseignants sont mal formés et absents la moitié de l'année. Un enfant de CM2 sur deux ne peut pas lire un texte de CE1. Cela explique pourquoi le développement de l'Inde est lent comparé à celui de la Chine. Beaucoup se demandent comment un pays ayant une éducation aussi décevante peut espérer devenir une superpuissance.

Gaspard



Source : https://timesofindia.indiatimes.com/blogs/Swaminomics/chinas-aiming-for-college-excellence-india-for-quotas/

lundi 14 janvier 2019

Prison Bride

A twenty-year old woman has been arrested by the Mumbai Police for marrying a seventeen-year old teenager.
The young woman and her five-month daughter have been in prison for the last fifteen days. The young woman was arrested after the teenager’s motherlodged a complaint at the police station. The young woman stated their relationship was consensual and disagreed with the claim regarding her underage husband and wedding.
In India for all genders, the legal age for marriage is eighteen years old for women and twenty-one years old for men. That’s why the police have also charged this woman under the stringent Child Sex Abuse Actand the Prohibition of Child Marriage Act.
The BBC stated that it is a very rare case in India, as usually the cases concern marriagebetween a young man and an underage wife.
The Mumbai police office reported to BBC Hindi that the teenager’s mother pledged a complaint in late December accusing the woman and her family of kidnapping her sonand forcing him to get married.
In her complaint, the mother also mentioned that her son had been in contact with his wife two years before the marriageand that she threatened to kill herself if her future husband stopped their relationship.
In a petition, the young womanclaimed their union was consensual and that her husband can’t be underage as he already has two sisters aged twenty and eighteen.






Détournement de marié

La police de Mumbai a arrêté une jeune femme de vingt ans pour avoir épousé un adolescent de dix-sept.
La mariée et leur fille de cinq mois ont été emprisonnées durant les quinze derniers jours. La jeune femme a été arrêtée après que la mère de l’adolescent a déposé plainte auprès du commissariat de police.
La jeune femme affirme que leur relation est consentie et conteste aussi la version selon laquelle son mari est mineur.
En Inde, l’âge légal pour le mariage est de dix-huit ans pour les femmes et vingt et un an pour les hommes. La police a également mis en examen la femme pour non-respect de l’interdiction de la loi sur le mariage des enfants.
Il est rare qu’une femme soit arrêtée pour avoir épousé un homme mineur car la plupart du temps, c’est plutôt le phénomène inverse puisqu’il s’agit de mariages entre de jeunes hommes et de femmes âgées de moins de dix-huit ans.
La mère de l’adolescent a portéplainte en décembre de l’année dernière accusant la femme et sa famille d’avoir enlevé son fils en de l’avoir forcé à se marier. Dans la plainte, la mère a également indiqué que son filsavait une relation avec cette femme depuis deux ans et qu’elle avait menacé de se suicider s’il rompait. Selon les médias indiens, la femme, de son côté a lancé une pétition où elle affirme que leur relation était consentie et que son mari ne peut avoir moins de dix-huit ans car il a déjà deux sœursâgées de vingt et dix-huit ans.

Romain




What’s in a name?



In India, many villages with strange names want to change them.
Indeed, some names are perceived as racist, bizarre or altogether embarrassing for the villagers.
Some of them succeeded. For example, Ganda, an Indian village, whose name means dirty or ugly in Hindi, became Ajit Nagar.
But the process is long and difficult because of the two governments: the state one and the federal one. These two states have to check whether the new name of the village doesn’t already exist anywhere else in India.
That is the reason why many villages eager to change their names, have been waiting for years. For instance, the village of Lula Ahir have already received a rejection letter from government and decided to try again with a new name.

le village qui voulait changer de nom

En Inde, plusieurs villages aux noms étranges veulent en changer.
En effet, certains d’entre eux sont perçus comme raciste, bizarres ou embarrassants pour les habitants.
Certains villages ont réussi à changer de nom. Par exemple, Ganda un village indien dont le nom signifie sale ou laid en hindi est devenu Ajit Nagar.
Mais le processus pour changer de nom est long et difficile parce qu’en Inde il y a deux types de gouvernements : l’état local et l’état fédéral. Ces deux états doivent vérifier si le nom du village n’existe pas déjà quelque part en Inde.
C’est la raison pour laquelle plusieurs villages, qui aimeraient changer leurs noms, attendent depuis plusieurs années. Pour l’instant, le village de Lula Ahir a déjà reçu une lettre de rejet du gouvernement et a décidé de retenter sa chance avec un nouveau nom.


Romain










https://www.bbc.com/news/world-asia-india-46520740


Indian bank loses head



Monday evening, the governor of the Indian Central Bank, Urjit Patel, resigned and at the same time revived some fears of a loss of independence of the monetary institution. He announced his decision in a statement: "I decided to leave office with immediate effect, for personal reasons".


The next morning, the national currency fell nearly 1.5%.


His mandate should have ended in September 2019.


Several political leaders have congratulated him for the work he accomplished. Mr. Modi said: "It was a pleasure to work with him and enjoy his learning. I wish him the best and be for several years in the service of the State "


This is not the first time a governor resigns.



la Banque indienne perd sa tête


Lundi, dans la soirée, le gouverneur de la banque centrale, Urjit Patel, a démissionné et a, par la même occasion, ravivé certaines craintes concernant une perte d’indépendance de l’institution.


Il a annoncé sa décision dans un communiqué : « J’ai décidé de quitter mes fonctions avec effet immédiat, pour des raisons personnelles. »


Dès le lendemain matin, le cours de la devise nationale a chuté de près de 1,5%. Son mandat aurait dû se terminer en septembre 2019.


Plusieurs responsables politiques l’ont tout de même félicité pour le travail accompli. Selon M. Modi : « C’était un plaisir de travailler avec lui et de profiter de son érudition. Je lui souhaite le meilleur et d’être encore pendant plusieurs années au service de l’Etat »


Ce n’est pas la première fois qu’un gouverneur démissionne.


Victor






Source : https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/11/en-inde-l-independance-de-la-banque-centrale-en-question_5395729_3234.html


https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/inde-le-gouvernement-secoue-par-la-demission-du-gouverneur-de-sa-banque-centrale

Taj Mahal’s slow decay

The Indian government has decided to raise the price of the entrance of the Taj Mahal. They multiplied the price by five for Indian visitors while admission has gone up from 50 rupees (70 cents) to 250 rupees ($3.50). The entrance has gone up also for international tourists up to 1100 rupees ($13.50), with an additional 200 rupees ($2.75) to visit the main mausoleum. The price for the locals is cheap but will indeed reduce the number of visitors.
The Taj Mahal, which was built in the 17th century by Mughal emperor Shah Jahan as a mausoleum for his late wife, is far from the only place coping with the effects of overtourism. Cities like Barcelona, Dubrovnik and Venice have actively moved to restrict our visitor numbers.
The Indian government want to preserve the most famous monument of India. With a partial collapse in April and common cracks on walls, the palace of love is in need of urgent renovation. The recent price increase is to finance the renovation. The objective is also to reduce the number of tourists from 70,000 per day to 40,000 at most.
Pollution is an aggravating factor of the sorry state of the monument.
40 years ago, many reports were published to alert the government, without success. A lot of industries around Agra closed to limit pollution. Yet, green stains have appeared on walls, due to the lake of interest of the authorities for the Taj Mahal.
The Taj Mahal is iconic in India, like the Eiffel Tower in France, and it would be a shame to see the World Heritage mausoleum crumble.

La lente agonie du Taj Mahal
Le gouvernement indien a décidé d’augmenter le prix d’entrée du Taj Mahal et a multiplié le prix par cinq pour chaque visiteur indien. L'admission est passée de 50 roupies (50 cents) à 250 roupies (3 euros). L'entrée a également augmenté pour les touristes internationaux : 1100 roupies (12,20 euros), avec 200 roupies supplémentaires (2,50 euros) pour visiter le mausolée principal. Le prix pour les locaux est bon marché mais réduira effectivement le nombre de visiteurs.
Le Taj Mahal, construit au 17ème siècle par l'empereur moghol Shah Jahan comme mausolée de sa défunte épouse, est loin d'être le seul endroit à faire face aux effets de l'excès de tourisme. Des villes comme Barcelone, Dubrovnik et Venise ont pris des mesures pour limiter le nombre de leurs visiteurs.
Le gouvernement veut préserver le monument le plus célèbre de l'Inde. Effondrements en avril, fissures sur les murs, le palais de l'amour a besoin d'une rénovation plus rapide. Le gouvernement a augmenté le prix d'entrée pour financer la rénovation. L'objectif est également de réduire le nombre de touristes de 70.000 personnes par jour à 40.000 au maximum. La pollution est aussi un facteur qui aggrave l’état du monument.
Il y a 40 ans, de nombreux rapports ont été publiés pour alerter le gouvernement, sans succès. De nombreuses industries autour d'Agra ont fermé leurs portes pour limiter la pollution. Des tâches vertes sont apparues sur les murs, en raison de la négligence des autorités.
Le Taj Mahal est emblématique de l’Inde, comme la Tour Eiffel de la France, et il serait dommage de voir ce beau mausolée s’effondrer.
Gaspard

mercredi 5 décembre 2018

Tension between Hindus and Muslims


Since India’s partition in 1947, Muslim-Hindu violence has plagued the region.

The first conflict caused 15 million refugees - Muslims forced to flee to Pakistan and Hindus to India -and more than 300,000 deaths. But this conflict is also a political conflict. The current Hindu nationalist government markedly favors Hinduism.

The northern city of Ayodhia has been a key point in the tension between Hindus and Muslims.

In 1992, approximately 10000 Hindus destroyed the mosque of Ayodhia and riots caused 2000 deaths. From that day, both parts have tried to rebuild their own religious place, but the request has been repeatedly rejected by the government. Ten years later, the murder of Indian pilgrims returning from Ayodhya triggered reprisals against Muslims in Gujarat, west of India, which caused more than 700 deaths according to the government.

On November 25, 2018, between 100,000 and 200,000 Hindus gathered on the Ayodhia site. These activists demand the construction of the Ram Temple. They believe the religious site is the birthplace of one of their most revered deities, Lord Ram, who is thought to have built it 460 years ago, but Muslims say they have worshipped there for generations. Now, after various attempts to claim ownership over the land by both religious groups, Prime Minister Narendra Modi's Hindu nationalist Bharatiya Janata Party (BJP) has been scaling up efforts to build a Hindu temple there. People who come to the site are members from various hardline right-wing groups, including the Vishwa Hindu Parishad (VHP) and Shiv Sena. Local Muslims are afraid by all the Hindus who come to the city. A part of them think of moving to other regions.

Demonstrators raised immense placards showing scenes of the destruction of the mosque, whereas Indian nationalist speakers called for the adoption by the parliament of a law authorizing the construction of a temple on the site of Ayodhya. Thousands of police were deployed in all the city to ensure the security of activists and local Muslims.

Last Sunday, the head of government of the State of Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, a nationalist who militates for the construction of a temple on the site, made public a project of erection of a bronze statue of Rama 221 meters high, what would make it the highest in the world. This is new evidence that the government promotes Hinduism in a mostly Muslim city.



                                Tensions entre Hindous et Musulmans

Depuis 1947 et la partition de l'Inde, les violences entre Musulmans et Hindous n’ont cessé. Ce conflit a entrainé l’exode de 15 millions de personnes (les Musulmans partant au Pakistan et les Hindous en Inde) et causé plus de 300,000 morts. Mais ce conflit est aussi un conflit politique : l'adhésion religieuse des membres du gouvernement à l’hindouisme joue en faveur de cette religion et lui donne beaucoup d'avantages.

La ville d'Ayodhia, au nord du pays, a été un lieu clé de la tension entre Hindous et Musulmans.

En 1992, environ 10000 Hindous ont détruit la mosquée d'Ayodhia et des émeutes provoquèrent 2000 morts. Depuis ce jour, les deux parties essayent de reconstruire un lieu de culte de leur propre religion, mais la demande est à chaque fois rejetée par le gouvernement. Dix ans plus tard, le meurtre des pèlerins indiens se rendant à Ayodhya avait déclenché des représailles contre les Musulmans dans le Gujarat à l'ouest du pays, et avait fait plus de 700 morts selon le gouvernement.

Le 25 novembre 2018, entre 100.000 et 200.000 Hindous se sont rassemblés sur le site d'Ayodhia. Ces activistes exigent la construction du temple Ram. Ils croient que le site religieux est le lieu de naissance de l’une des divinités les plus vénérées, Lord Ram, et pensent qu’il a été construit il y a 460 ans. Les Musulmans disent qu’ils sont là depuis des générations.

Le Premier ministre Narendra Modi, du Bharatiya Janata Party (BJP), parti nationaliste hindou, a intensifié ses efforts pour construire un temple hindou dans cette ville. Les personnes qui viennent sur le site proviennent de divers groupes d'extrême droite, dont les Vishwa Hindu Parishad (VHP) et Shiv Sena. Les Musulmans locaux sont effrayés par tous les Hindous qui envahissent la ville. Certains envisagent d’emménager dans d'autres régions.

Les manifestants ont brandi d’immenses panneaux montrant les scènes de destruction de la mosquée, tandis que des orateurs nationalistes ont appelé à l'adoption par le Parlement d'une loi autorisant la construction d'un temple sur le site d'Ayodhya. Des milliers de policiers ont été déployés dans toute la ville pour assurer la sécurité des activistes et des musulmans locaux.
Le chef du gouvernement de l'État Uttar Pradesh, le Yogi Adityanath, un nationaliste qui milite pour la construction du temple sur le site, a rendu public dimanche un projet d'érection à Ayodhya d'une statue de bronze de Rama de 221 mètres de haut, ce qui ferait de cet édifice le plus haut du monde, nouvelle preuve que l'hindouisme est favorisé par le gouvernement dans une ville majoritairement musulmane.

Gaspard

https://www.courrierinternational.com/depeche/inde-des-extremistes-hindous-reclament-un-temple-sur-le-site-dune-mosquee.afp.com.20181125.doc.1b35bj.xml

https://www.bbc.com/news/world-asia-india-46318505

mercredi 21 novembre 2018

Women prevented from accessing Temple

Last October, more than 2,000 men were arrested by local police because they prevented women from accessing the Hindu Ayyappa Temple in Sabrimala, Kerala State, in the south of the country.

Back in September, the Indian Supreme Court had voted to abolish the law prohibiting women between 10 and 50 years old to access the temple. This has created a confrontation between women's rights defenders and Hindu extremists.

The police said : "We arrested 2,061 people under several articles of the Indian Penal Code, including incitement to community violence, violation of the law on weapons and destruction of public property"

Traditionalists protest that Indian women can access most Hindu temples, but the Sabarimala temple is a result of a particular practice and is not anti-women.

For defenders of women's rights this prohibition comes from an ancestral belief that women would be unclean.

As for the authorities, they are determined that women can access the temple. The press indicates that the police would be willing to transport them to the site by helicopter.

A new hearing is scheduled for Monday, November 19 at the request of the Temple Management Committee.


Temple interdit aux femmes


En octobre, plus de 2000 hommes ont été arrêtés par la police locale, car ils empêchaient des femmes d’accéder au temple hindou d’Ayyappa à Sabrimala dans l’Etat du Kerala situé au sud du pays.

La cour suprême indienne avait voté, en septembre, l’abolition de la loi interdisant aux femmes entre 10 et 50 ans (en âge d’avoir leurs règles) d’entrer dans le temple. Cela a suscité une confrontation entre les partisans des droits des femmes et les extrémistes hindous.

La police a déclaré: « Nous avons arrêté 2 061 personnes conformément à plusieurs articles du code pénal indien, dont incitation à la violence communautaire, infraction à la loi sur les armes et destruction de biens publics ».

Les traditionalistes répliquent que les Indiennes peuvent accéder à la plupart des temples hindous, mais le temple de Sabarimala connait des pratiques particulières et n’est pas anti-femmes.

Pour les défenseurs des droits des femmes cette interdiction relève d’une croyance ancestrale selon laquelle les femmes réglées seraient impures.

Quant aux autorités, elle se disent déterminées à ce que les femmes puissent accéder au temple. La presse indique même que la police serait prête à les transporter sur le site en hélicoptère.

Une nouvelle audience devrait se tenir lundi 19 novembre à la demande du comité qui gère le temple.

Victor


https://www.bfmtv.com/international/indeimportantes-mesures-de-securite-pour-permettre-aux-femmes-d-acceder-a-un-temple-1567960.html

https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/10/26/inde-arrestation-de-2-000-traditionnalistes-empechant-aux-femmes-d-acceder-a-un-temple_5375278_3216.html